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Et
c’est ainsi que cinq ans plus
tard…
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Gracie : Il descend de la montagne à
cheval ! Il descend de la montagne à cheval ! Il descend
de la montagne, il descend de la montagne, il descend de la
montagne à cheval !
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Ses parents rièrent. Gracie était une enfant pleine de vie, et
ils ne se lassaient pas de sa voix très forte et aigue aux
intonations d’adultes.
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Gracie : T’as vu papa, je la
connais par cœur ! Tu voulais même pas me croire,
hein ?
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Draven : C’est vrai ma puce, je
suis désolé d’avoir douté de cela. En plus, tu chantes très
bien.
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La petite sourit, fière
d’avoir plu à son père. Elle contempla le paysage qui
s’offrait à elle à travers la vitre. Elle s’écria à la
vue de la côte sablonneuse.
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Gracie : Maman, maman !
Regarde ! On est
arrivés !
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Slim : Oui chouquette, c’est beau
n’est-ce pas ?
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Gracie : Oui c’est grand ! Les
poissons doivent être très grand
là-dedans !
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Draven rit, d’un
rire à peine perceptible.
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Gracie (inquiète) : Maman,
j’ai peur.
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Slim : De quoi as-tu
peur ?
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Gracie : Des grands
poissons.
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Slim : Mais non chouquette, les poissons
ne nagent pas aussi près…
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Draven (plaisante): Pas en semaine, mais
le week-end souvent.
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Gracie : Mais papa on est
samedi.
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Draven : Et bien, tant pis on fera que
des châteaux de sables
aujourd’hui.
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Les yeux de la fillette s’embuèrent. Slim donna une tape
à son mari en riant.
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Slim : Draven, chéri, ne dis pas
n’importe quoi, tu vas la faire pleurer. Ne l’écoutes
pas chouquette, il dit cela pour plaisanter. Il n’y a aucun
poisson. Tu vas bien t’amuser, tu
verras.
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Le
visage de Gracie s’adoucit. Elle se remit ainsi à chanter à
tue-tête un autre air qu’on chante souvent dans les camps de
scout.
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