
Et en effet, le soir venu, le silence de mort qui envahissait la table traduisait le mécontentement de Draven. Gracie, elle, jouait tranquillement par terre, ayant fini de manger avant eux.
Slim apporta un dernier plat sur la table et prit place.
Draven : Je me suis inquiété quand je n’ai pas réussi à te joindre aujourd’hui.
Slim resta muette.
Draven : J’croyais que tu devais annuler avec ma mère…
Il ne sortit aucune parole de la bouche de Slim.
Draven : Il a fallu que t’ailles chialer chez le copain de la buvette du coin.
Slim, qui avait jusqu’ici la tête dans son assiette, le fusilla du regard un instant. Cette façon si grossière de qualifier son chagrin, et de qualifier le restaurant, la fierté de Phil de « buvette » l’horripila.
Draven : On ne peut plus avoir de vie privée ?
Slim : Il faut croire que c’est de l’histoire ancienne comme la galanterie et la fidélité.

Draven encaissa difficilement les sarcasmes de Slim, et prit cet air menaçant, encore plus effrayant par son flegme. Ce qui était le plus effroyable était cette façon de dire des menaces d’un ton détendu et sérieux à la fois.
Draven : Dis-moi, est-ce que tu as idée de l’enfer que ça peut devenir ?
Slim ne se démonta pas pour autant et le défia même du regard.
Slim : Non, éduques-moi.
Draven : Slim…Je suis un homme déterminé. J’étais déterminé à t’avoir, et je t’ai eu. Cette maison, ma société…Je suis et serais toujours un homme qui obtient ce qu’il veut. Et toi, je te veux encore. Tu acceptes, ou tu te bats. Qu’est ce que tu veux ?
Slim : …Je veux être heureuse.
Draven, figé par la répartie de cette ancienne serveuse et mère au foyer, ne sut répondre quelque chose de sensé.
Draven : Bien…Bien.
Mdr, j'ai oublié de rendre l'OMSP transparent sous le pain...Ahem, personne n'a rien vu...
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